Résidence fiscale et normes communes de déclaration

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Résidence fiscale et normes communes de déclaration

by | Mardi, 1 Octobre 2024 | Immigration, Investissement, Impôt sur le revenu

résidence fiscale

Les réglementations fiscales mondiales sont devenues plus complexes ces derniers temps, en particulier à mesure que les pays tentent de mettre un terme aux tactiques d’évasion fiscale. La question de la double résidence fiscale – lorsque des personnes tentent de revendiquer leur résidence dans plusieurs juridictions, bénéficiant ainsi de lois fiscales avantageuses – est l’un des principaux points de conflit. Il s’agit d’un problème important dans les pays comptant une importante diaspora, notamment les descendants portugais résidant en Afrique du Sud, qui tentent généralement d’équilibrer leurs revendications de résidence entre les deux pays. Néanmoins, les conventions fiscales modernes et les Norme commune de déclaration (CRS) les lois restreignent désormais considérablement ces choix.

Résidence fiscale et règles des conventions fiscales

Le lieu où les contribuables doivent payer leurs impôts est principalement déterminé par le concept juridique de résidence fiscale. D'un point de vue juridique, les contribuables ne peuvent être considérés comme résidents que d'une seule juridiction à un moment donné pour des raisons fiscales. Les facteurs qui façonnent ce concept comprennent la résidence permanente du contribuable, le lieu où il passe la majeure partie de son temps, les liens économiques et les relations personnelles.

Les conventions fiscales internationales entre les nations visent à éliminer les situations dans lesquelles une personne peut être considérée comme résidente de plusieurs pays, d'où le terme de double résidence. Ces accords, qui incluent généralement des procédures de « départage », déterminent la résidence en fonction de critères essentiels tels que la nationalité, la résidence habituelle et le centre des intérêts essentiels du contribuable.

Les descendants de Portugais résidant en Afrique du Sud ont souvent déclaré une double résidence. Cependant, en vertu de la plupart des conventions fiscales, les contribuables doivent choisir un pays où ils conservent leur résidence fiscale. Si l’Afrique du Sud est leur résidence principale, ils y paient des impôts sur leurs revenus mondiaux ; l’argent généré au Portugal peut être imposé en vertu de clauses particulières de la convention. Ces conventions garantissent aux contribuables de payer leur juste part d’impôts dans la juridiction concernée, mais leur objectif principal est d’éviter la double imposition.

Règles de la norme commune de déclaration (NCD)

En ce qui concerne la résidence fiscale, la réglementation CRS élaborée par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a radicalement changé la donne fiscale mondiale. Cette réglementation oblige les sociétés financières à partager automatiquement les informations relatives aux comptes financiers détenus par des ressortissants étrangers avec les autorités fiscales de leur pays d’origine. Étant donné que la CRS élimine la possibilité de dissimuler des revenus sur des comptes bancaires étrangers, elle constitue une arme puissante pour repérer les revenus non déclarés et mettre fin à l’évasion fiscale.

Un contribuable d’origine portugaise en Afrique du Sud, par exemple, serait tenté de ne pas déclarer ses revenus de source portugaise et de ne déclarer que ses revenus sud-africains au South African Revenue Service (SARS), arguant ainsi que l’argent ne devrait être imposable qu’au Portugal. En vertu du CRS, cependant, les institutions financières au Portugal informeraient les autorités fiscales sud-africaines de tout revenu ou actif détenu par le contribuable, ce qui rendrait difficile la dissimulation de l’argent obtenu en dehors de l’Afrique du Sud.

Prévenir la double résidence et garantir la conformité

Ensemble, les directives du CRS et les conventions fiscales contribuent à éviter la manipulation de la résidence fiscale. Les descendants portugais et les autres personnes possédant une double nationalité ne sont actuellement pas éligibles pour revendiquer une double résidence dans deux pays pour bénéficier de traitements fiscaux favorables. Le flux automatique de données financières garantit que le Portugal et l'Afrique du Sud connaissent les revenus mondiaux du contribuable, favorisant ainsi une transparence totale.

Les contribuables qui tentent de profiter des écarts de résidence en prétendant résider dans les deux pays s'exposent à des poursuites judiciaires dans les deux pays ainsi qu'à des pénalités et des amendes. Le CRS a créé une atmosphère dans laquelle les autorités fiscales disposent de beaucoup plus d'informations pour assurer la conformité alors que la période de déclaration sélective des revenus touche à sa fin.

Conclusion

La double résidence fiscale en tant que tactique de planification fiscale est en train de disparaître rapidement. Les particuliers qui tentent de revendiquer une résidence dans plusieurs pays ont moins de possibilités d’évasion fiscale puisque les conventions fiscales garantissent que les contribuables doivent être résidents d’un seul pays et les règles du CRS offrent une transparence sur les revenus mondiaux. Les descendants de Portugais résidant en Afrique du Sud, en particulier, doivent comprendre cet environnement réglementaire strict dans lequel la déclaration complète des revenus mondiaux est en vigueur. Les revendications de résidence et les responsabilités en matière de déclaration font désormais l’objet d’une attention mondiale, de sorte que l’avenir de la conformité fiscale est évident : le non-respect pourrait avoir de profondes implications.

Cet article sur la « résidence fiscale » est fourni à titre informatif uniquement et n’est pas destiné à constituer un avis juridique. Bien que tous les efforts aient été faits pour garantir l’exactitude du contenu, les lois et les procédures juridiques peuvent changer et les spécificités de chaque cas peuvent varier considérablement. Par conséquent, il est conseillé aux lecteurs de consulter un professionnel qualifié ou un avocat au Portugal pour obtenir des conseils adaptés à leur situation avant d’agir. Cet article ne crée pas de relation avocat-client entre le lecteur, les auteurs ou les éditeurs. Les auteurs et éditeurs ne sont pas responsables des actions prises ou non sur la base du contenu de cet article.

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